Journée d’étude
Cette journée d’étude, organisée par le Centre Thucydide
Analyse et recherche en relations internationales et par la Société Française pour le Droit International, aura lieu le Vendredi 28 novembre 2008 au Centre Panthéon, la Salle des Conseils (3
e étage), 12 place du Panthéon, 75005 Paris.
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Mémoire de Master Recherche Relations Internationales présenté en 2008 sous la direction de Serge SUR
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L’actualité de 2006, telle que présentée par les médias dominants au sein
de la plupart des pays du monde, ainsi que par les chaînes internationales
qui la construise à leur façon, n’a pas failli dans ses effets sur les relations
internationales. Si les réalités observées se ressemblent d’une année à
l’autre, comme nous le constatons au sein de cette rubrique, relevons
l’emballement médiatique, fondé sur une dynamique de la spectacularisation qui, depuis longtemps décrite par les spécialistes des médias, alterne
entre bruits et silences.
L’affaire dite des « caricatures de Mahomet », partie d’une modeste publication au Danemark, a pris la dimension d’une conflictualisation exceptionnelle des rapports culturels Orient-Occident, lesquels, évidemment, ont pris
une dimension de politique internationale. Et en parfaite méconnaissance
de cause. Ignorances culturelles réciproques, incompréhension des religions,
dont les significations de l’Islam au quotidien pour les croyants, idées stéréotypées de part et d’autre, volonté des Etats occidentaux et de leurs
médias de donner des leçons de démocratie et de liberté d’expression en particulier, sans comprendre en quoi cette même liberté peut mettre en cause
la dignité des personnes et de communautés… Les conséquences de cette
« affaire » sont loin d’être épuisées en matière de dialogue des civilisations et
des cultures, notamment dans leurs dimensions symboliques. Si, au Proche
et Moyen-Orient, elle a aussi été exploitée par des acteurs politiques nationaux et des responsables religieux musulmans pour des motifs de politique
intérieure, on peut en regretter les « dégâts collatéraux » en vies humaines.
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L’année 2006 confirme que la gouvernance globale reste dominée par les
jeux des grandes puissances.
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A la fin de la dernière guerre mondiale, en vue de promouvoir le libre
accès aux marchés et aux matières premières et d’organiser le système
monétaire et financier mondial des économies de marché, les gouvernants
des économies de marché ont proposé et mis en place des organisations
internationales. Dans un premier temps, les Accords de Bretton Woods ont
conduit à la création du Fonds monétaire international (FMI) en vue de
garantir le fonctionnement du système monétaire international et de la
Banque internationale de reconstruction et de développement (BIRD) destinée à financer les projets d’investissement dans les pays faiblement développés ou en reconstruction. Dans un second temps, pour lutter contre les
excès du protectionnisme et favoriser la libéralisation des échanges internationaux, a été mis en place le GATT (General Agreement on Tariffs and
Trade). Ce fut l’occasion, pour les pays de l’espace socialiste, de développer
des organisations interétatiques concurrentes, qui s’apparentaient d’ailleurs,
au moins à l’origine, à des organisations internationales régionales.
Depuis cette période, notamment depuis la crise existentielle qui a touché
la gouvernance socialiste, les organisations internationales interétatiques se
sont développées. Aujourd’hui, elles gèrent une architecture complexe de
relations économiques internationales qui connaissent de nouveaux développements. Le processus de globalisation a semblé ouvrir une ère plutôt favorable aux organisations à vocation mondiale, que la multiplication des
accords régionaux ne vérifie pas. La diffusion des accords régionaux répond
à une logique d’abord libérale, une étape dans le processus de la mondialisation. Cependant, la linéarité de ce processus d’une régionalisation conduisant à la mondialisation économique est parfois contestée.
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